Le groupe Iliad, propriétaire de Free, a dévoilé ses résultats pour le premier trimestre 2026, révélant une stabilité en termes d’abonnés en France, mais une augmentation notable de ses revenus. Alors que la fibre optique s’impose comme le choix incontournable pour les abonnés, les dynamiques internationales en Italie et en Pologne montrent une croissance impressionnante. En parallèle, les discussions autour du rachat potentiel de SFR continuent de susciter des interrogations.
L’essentiel à retenir
Au premier trimestre 2026, Free a enregistré un chiffre d’affaires de 1,654 milliard d’euros en France, soit une augmentation de 1,2 % par rapport à l’année précédente. Le nombre d’abonnés mobiles atteint 15,7 millions, tandis que les abonnés Freebox s’élèvent à 7,6 millions. Bien que ces chiffres soient stables, ils montrent une légère progression de 1 % sur douze mois.
La fibre optique s’impose de plus en plus, avec 6,8 millions de foyers connectés, représentant 89,1 % des abonnés internet fixe. Cette progression rapide de 1,4 point en trois mois témoigne de l’attrait croissant pour cette technologie. Sur le volet mobile, 78 % des clients utilisent désormais la 4G ou la 5G, renforçant la fidélité des abonnés.
Malgré la croissance des revenus, la rentabilité de Free en France a connu une baisse, avec un bénéfice opérationnel en recul de 6,1 %, à 543 millions d’euros. Cette diminution est principalement due à une augmentation des coûts réseau et à une taxe télécom plus élevée. En revanche, la réduction des investissements de 21,7 % a permis une augmentation de la trésorerie disponible de 11,5 %, atteignant 304 millions d’euros.
Pour attirer de nouveaux clients, Free a lancé le forfait Free Max à 29,99 euros par mois, incluant l’internet illimité en France et dans plus de 135 destinations mondiales. La performance de ce forfait sera évaluée lors du prochain bilan trimestriel.
À l’échelle du groupe Iliad, le chiffre d’affaires a progressé de 2,9 %, atteignant 2,608 milliards d’euros. L’Italie se distingue par une augmentation des revenus de 11,2 %, et une croissance impressionnante de l’OFCF de 150 %. En Pologne, l’opérateur Play affiche la rentabilité la plus élevée du groupe, transformant près de la moitié de ses revenus en bénéfice opérationnel.
Globalement, Iliad a généré un cash disponible après investissements de 416 millions d’euros, soit une augmentation de 92,5 %. De plus, le groupe a réduit sa dette de 474 millions d’euros en trois mois, améliorant sa situation financière.
Depuis le 17 avril, Free, Orange et Bouygues Telecom sont engagés dans des négociations exclusives pour acquérir une partie significative de SFR, évaluée à 20 milliards d’euros. La part d’Iliad représenterait environ 6,2 milliards. Cependant, l’issue de ces discussions reste incertaine, avec une exclusivité prolongée jusqu’au 5 juin.
Thomas Reynaud, directeur général d’Iliad, a exprimé des réserves quant à la conclusion de cet accord, reflétant une prudence partagée par les autres opérateurs impliqués. Ce potentiel rachat pourrait modifier le paysage des télécommunications en France, consolidant les positions des acteurs majeurs du secteur.
Alors que l’industrie des télécommunications continue de se transformer, des défis majeurs persistent. L’adoption rapide de la fibre optique et des technologies 5G nécessite des investissements importants, mettant à l’épreuve la rentabilité des opérateurs. Des entreprises comme Orange et Bouygues Telecom doivent naviguer dans un marché où l’innovation technologique et la fidélisation des clients sont cruciales pour maintenir leur compétitivité.
À l’échelle mondiale, l’accent est mis sur la durabilité et la réduction de l’empreinte carbone dans les infrastructures télécoms. Les opérateurs sont de plus en plus incités à adopter des pratiques respectueuses de l’environnement, tout en offrant des services de haute qualité. Dans ce contexte, des collaborations entre entreprises et gouvernements peuvent jouer un rôle clé pour soutenir la transition vers un avenir numérique plus durable.