Notes de frais : voici le barème 2024 des frais kilométriques

Notes de frais : voici le barème 2024 des frais kilométriques

Comme chaque année, la DGFiP (pour direction générale des finances publiques) a publié la grille des frais kilométriques 2024 selon le type de véhicule utilisé et la puissance fiscale. Ce barème sert de référence pour de nombreux calculs, notamment lors de la rédaction d’une note de frais en cas de déplacement professionnel.

Barèmes selon le type de véhicule

Les barèmes des frais kilométriques varient en fonction du type de véhicule utilisé. Voici un aperçu des tarifs applicables en euros :

Voiture :

  • Puissance administrative (en CV)
  • 3 CV et moins : d x 0,529 pour une distance jusqu’à 5 000 km, (d x 0,316) + 1 065 entre 5 001 et 20 000 km, d x 0,370 au-delà de 20 000 km.
  • 4 CV : d x 0,606 jusqu’à 5 000 km, (d x 0,340) + 1 330 entre 5 001 et 20 000 km, d x 0,407 au-delà de 20 000 km.
  • 5 CV : d x 0,636 jusqu’à 5 000 km, (d x 0,357) + 1 395 entre 5 001 et 20 000 km, d x 0,427 au-delà de 20 000 km.
  • 6 CV : d x 0,665 jusqu’à 5 000 km, (d x 0,374) + 1 457 entre 5 001 et 20 000 km, d x 0,447 au-delà de 20 000 km.
  • 7 CV et plus : d x 0,697 jusqu’à 5 000 km, (d x 0,394) + 1 515 entre 5 001 et 20 000 km, d x 0,470 au-delà de 20 000 km.

Mobylette :

  • Puissance administrative (en CV)
  • 1 ou 2 CV : d x 0,395 jusqu’à 3 000 km, (d x 0,099) + 891 entre 3 001 et 6 000 km, d x 0,248 au-delà de 6 000 km.
  • 3, 4 ou 5 CV : d x 0,468 jusqu’à 3 000 km, (d x 0,082) + 1 158 entre 3 001 et 6 000 km, d x 0,275 au-delà de 6 000 km.
  • Plus de 5 CV : d x 0,606 jusqu’à 3 000 km, (d x 0,079) + 1 583 entre 3 001 et 6 000 km, d x 0,343 au-delà de 6 000 km.

Cyclomoteur :

  • d x 0,315 jusqu’à 3 000 km, (d x 0,079) + 711 entre 3 001 et 6 000 km, d x 0,198 au-delà de 6 000 km.

Ces barèmes fournissent un cadre de référence pour les automobilistes dans le calcul de leurs frais kilométriques, tout en tenant compte des spécificités liées à chaque type de véhicule.

En 2024, aucun changement par rapport à 2023

En cette année 2024, les automobilistes français doivent se préparer à faire face à une stagnation des barèmes des frais kilométriques. Malgré une inflation marquée à hauteur de 4,9 %, le gouvernement a pris la décision de maintenir ces tarifs, suscitant des réactions mitigées au sein de la population. Cette mesure intervient après une série d’augmentations significatives ces dernières années, avec une hausse de 4,4 % en 2023 et de 10 % en 2022. Initialement attendue pour soulager les budgets des ménages, cette absence de revalorisation pourrait engendrer des difficultés financières supplémentaires pour les automobilistes, confrontés à des dépenses croissantes liées à leurs déplacements.

Quel choix faire entre déduction forfaitaire et frais réels ?

Face à cette stabilité des barèmes, les automobilistes devront opérer un choix lors de leur déclaration d’impôts pour l’année 2024. Deux options s’offrent à eux : la déduction forfaitaire ou la déclaration des frais réels. La première, bien que moins contraignante, pourrait se révéler moins avantageuse au regard de l’instabilité des prix du carburant et de l’augmentation des coûts d’entretien des véhicules. En revanche, la déclaration des frais réels offre une meilleure indemnisation, mais requiert une rigueur dans la collecte et la conservation des justificatifs. À noter également que les frais de déplacement pour les véhicules électriques sont majorés de 20 %, qu’il s’agisse d’automobiles, de motocyclettes ou de cyclomoteurs.


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *