DRH vs Directeur de la transformation : complémentarité ou tension ?

DRH vs Directeur de la transformation : complémentarité ou tension ?

Dans de nombreuses entreprises françaises, la cohabitation entre DRH et directeur de la transformation suscite autant d’attentes que d’interrogations. L’un est traditionnellement associé à la gestion des ressources humaines, l’autre à la conduite de projets stratégiques et à l’évolution de l’organisation. Mais en 2026, cette relation dépasse la simple répartition des responsabilités : elle conditionne la réussite des changements et la motivation des équipes.

Pourquoi la tension entre DRH et transformation est plus fréquente qu’on ne le croit ?

Le DRH a historiquement un rôle centré sur le capital humain, la gestion des carrières, la conformité et le bien-être des salariés. Le directeur de la transformation, lui, se concentre sur l’efficacité organisationnelle, la réingénierie des processus et la modernisation des outils.

Ces missions peuvent entrer en conflit. Par exemple, un projet de réorganisation rapide peut sembler nécessaire pour la transformation mais apparaître comme brusque ou injuste pour les équipes suivies par le DRH. Selon une étude de PwC France, 41 % des entreprises interrogées déclarent que le manque de coordination entre ces deux fonctions a retardé leurs projets de transformation au moins une fois.

La tension n’est pas systématique, mais elle est fréquente lorsque les objectifs et les priorités ne sont pas alignés.

La complémentarité repose sur une vision partagée de l’organisation

Dans les entreprises performantes, la relation devient complémentaire plutôt que conflictuelle. Le DRH apporte une compréhension fine des équipes, des motivations et des résistances potentielles. Le directeur de la transformation apporte une lecture stratégique et opérationnelle des changements nécessaires.

Selon une enquête Deloitte, les entreprises où ces deux fonctions collaborent étroitement enregistrent 25 % de projets de transformation réussis en plus que celles où les rôles restent cloisonnés. La complémentarité se traduit par un dialogue continu, un partage des informations et des décisions co-construites.

La réussite dépend donc moins de la hiérarchie que de la capacité à aligner vision stratégique et réalité humaine.

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Quand la confusion des rôles freine le changement ?

Les tensions apparaissent surtout quand les responsabilités ne sont pas clairement définies. Qui pilote la communication interne sur le changement ? Qui valide les ajustements de processus ?

Une étude menée par Hays France montre que 34 % des transformations échouent à cause de conflits de leadership internes, souvent liés au chevauchement entre DRH et directeur de la transformation. Les salariés reçoivent alors des messages contradictoires et la résistance s’amplifie.

Une clarification des missions dès le départ réduit considérablement ces risques.

Comment le DRH peut renforcer la transformation plutôt que la freiner ?

Le DRH joue un rôle crucial en préparant les équipes au changement. Il identifie les compétences critiques, anticipe les besoins de formation et met en place un suivi personnalisé pour limiter les pertes de motivation.

D’après un rapport de McKinsey, les projets de transformation avec un accompagnement RH structuré ont 40 % de chances supplémentaires de respecter les délais et le budget. Le DRH devient alors un levier actif plutôt qu’un frein, en traduisant la stratégie en actions concrètes et humaines.

Cette implication renforce la crédibilité du projet auprès des salariés.

Comment le directeur de la transformation peut faciliter le travail du DRH ?

Inversement, le directeur de la transformation peut soutenir le DRH en fournissant une vision claire et structurée du changement, en identifiant les étapes prioritaires et en clarifiant les objectifs.

Selon une enquête Harvard Business Review, dans les entreprises où ce rôle est bien exercé, 70 % des DRH déclarent que les projets de réorganisation se déroulent plus sereinement. La transparence sur les objectifs et les délais permet aux équipes RH de mieux planifier les communications et les accompagnements individuels.

La coordination évite ainsi le sentiment de précipitation ou de déconnexion.

Exemple de cas : transformation digitale dans une entreprise de services

Dans une société de services BtoB, le directeur de la transformation a proposé un changement des outils internes pour centraliser la gestion des projets. Le DRH a alors identifié que les équipes expérimentées craignaient de perdre en autonomie et de voir leur charge de travail augmenter.

En travaillant ensemble, ils ont mis en place des formations adaptées, des points d’échanges réguliers et une communication progressive. Résultat : adoption rapide des outils et diminution du turnover dans les six mois suivants.

Cet exemple illustre parfaitement la synergie possible lorsque les deux rôles collaborent.


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