La France s’apprête à modifier ses règles concernant le congé parental. Dès le 1er juillet 2026, un nouveau dispositif offrira aux parents 1 à 2 mois supplémentaires de congé après la naissance ou l’adoption de leur enfant. Cette mesure concerne tous les enfants nés ou adoptés à partir du 1er janvier 2026 et promet de renforcer le temps que chaque parent peut consacrer à son nouveau-né, tout en maintenant une indemnisation partielle.
Le dispositif permet à chaque parent de bénéficier d’1 ou 2 mois de congé supplémentaires, qui viennent s’ajouter aux congés maternité, paternité et adoption existants.
La rémunération est calculée selon le barème suivant :
Ces deux mois ne sont pas échangeables entre les parents, ce qui garantit que chaque parent dispose réellement de temps personnel pour accompagner l’enfant. La mesure est applicable aussi bien pour la naissance biologique que pour l’adoption, offrant un traitement équivalent aux parents adoptants.
Cette disposition permet ainsi d’allonger le temps de présence auprès du nouveau-né, favorisant l’implication du second parent et contribuant à une meilleure répartition des responsabilités familiales.
Le congé s’adresse à tous les parents salariés, mais son accès n’est pas limité au secteur privé. Il concerne également :
En pratique, cela signifie qu’un large spectre de familles pourra profiter de ces journées supplémentaires. Les conditions d’ancienneté ou de durée d’activité pour bénéficier de ce congé sont alignées sur les critères déjà appliqués pour le congé parental traditionnel.
La mesure prévoit aussi un délai flexible de prise, permettant aux parents d’organiser ces journées selon leurs contraintes professionnelles et personnelles.
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Le nouveau congé peut être utilisé dans les neuf mois suivant la naissance ou l’adoption, offrant aux parents la possibilité de s’adapter à leur situation.
Le congé est fractionnable en deux périodes d’un mois. Par exemple, un parent peut décider de prendre le premier mois immédiatement après la naissance, puis reporter le second mois à une date ultérieure dans la limite des neuf mois. Cette souplesse permet de mieux coordonner la vie familiale et la reprise du travail.
Une disposition exceptionnelle est prévue pour les enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 31 mai 2026. Les parents auront jusqu’à fin 2026 pour utiliser leurs jours de congé, afin de compenser l’entrée en vigueur différée du dispositif.
L’indemnisation du congé est calculée en pourcentage du salaire net, et elle est versée par la Sécurité sociale.
Cette indemnisation, bien qu’incomplète par rapport au salaire habituel, permet aux parents de profiter de ces journées sans perte financière totale. Elle représente une aide précieuse pour les familles, en particulier lorsque la prise de congé implique un ajustement temporaire du budget familial.
Le versement se fait automatiquement après déclaration auprès de l’employeur ou du régime concerné. Les parents doivent fournir le certificat de naissance ou d’adoption pour déclencher le paiement.
Ce congé supplémentaire offre un avantage concret sur plusieurs plans :
Selon des études récentes sur le temps parental en France, les parents utilisant ces congés supplémentaires constatent une augmentation de 25 % du temps consacré aux soins de l’enfant durant la première année, améliorant à la fois la relation parent-enfant et le bien-être familial.
Pour bénéficier de ce congé, il est conseillé de suivre ces étapes :
Une organisation claire permet de profiter pleinement de ces journées et d’éviter tout malentendu avec l’employeur ou l’administration.