Prime de licenciement en cas de liquidation judiciaire : quels droits pour le salarié ?

Prime de licenciement en cas de liquidation judiciaire : quels droits pour le salarié ?

La liquidation judiciaire d’une entreprise entraîne la fin des contrats de travail et la perte d’emploi pour les salariés. Dans ce contexte, la question de la prime de licenciement se pose immédiatement. Comprendre ses droits permet de sécuriser sa situation et de savoir quelles indemnités peuvent être réclamées.

Quand la liquidation entraîne le licenciement

Une liquidation judiciaire survient lorsque l’entreprise ne peut plus payer ses dettes et que son activité doit cesser. Dès l’ouverture de la procédure, les salariés deviennent automatiquement concernés par un licenciement économique collectif. Ce type de licenciement ouvre droit à des indemnités prévues par la loi, même si l’entreprise n’a plus de fonds pour les verser directement.

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Il est important de distinguer la date d’ouverture de la liquidation et la date effective de licenciement, car ces deux éléments conditionnent le calcul des indemnités et le traitement administratif des dossiers.

Quels droits pour la prime de licenciement

La prime de licenciement en cas de liquidation judiciaire est souvent appelée indemnité légale de licenciement. Son montant dépend de l’ancienneté du salarié et de son salaire de référence. La loi prévoit que :

  • Pour moins de 10 ans d’ancienneté, le salarié touche généralement 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté.
  • Au-delà de 10 ans, cette indemnité est majorée et peut atteindre 1/3 de mois de salaire par année supplémentaire.

Ces calculs prennent en compte le salaire brut et les avantages réguliers (primes, commissions, etc.) pour déterminer la base de l’indemnité.

L’intervention de l’AGS pour sécuriser le paiement

Dans le cas où l’entreprise est en insolvabilité, l’AGS (Association pour la Gestion du régime de garantie des créances des salariés) prend en charge le versement des indemnités. L’AGS couvre :

  • Les indemnités légales de licenciement
  • Les salaires et primes impayés
  • Les congés payés non pris

Cette protection permet aux salariés de percevoir leurs droits même si l’entreprise n’a plus de fonds disponibles.

Les démarches pour faire valoir ses droits

Pour obtenir la prime de licenciement, le salarié doit suivre quelques étapes :

  1. Vérifier la notification de licenciement transmise par l’administrateur judiciaire.
  2. Contacter l’AGS via le formulaire prévu pour déclarer ses créances salariales.
  3. Joindre les justificatifs nécessaires : bulletins de salaire, contrat de travail et attestation de l’employeur.
  4. Suivre le calendrier de versement défini par l’administrateur et l’AGS.

Respecter cette procédure est crucial pour que l’indemnité soit versée sans retard.

Les particularités selon l’ancienneté et le type de contrat

Le montant de la prime varie également selon :

  • L’ancienneté réelle du salarié dans l’entreprise, incluant éventuellement les périodes d’apprentissage ou de stages rémunérés.
  • La nature du contrat : CDI ou CDD. Les CDD peuvent percevoir une indemnité de fin de contrat, distincte de la prime de licenciement.

Chaque situation doit être examinée individuellement pour calculer correctement les droits.

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Conseils pour maximiser ses indemnités

Même en liquidation judiciaire, certains points peuvent augmenter le montant perçu :

  • Vérifier tous les éléments de salaire régulier intégrés dans le calcul.
  • Inclure les primes ou avantages contractuels non versés.
  • Contacter un représentant du personnel ou un avocat spécialisé pour s’assurer que toutes les créances salariales sont prises en compte.

Ces démarches permettent d’éviter les oublis et de sécuriser le paiement intégral des indemnités.


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