Le recrutement connaît depuis plusieurs années une mutation silencieuse mais profonde. Face à la pénurie de profils qualifiés, à la multiplication des canaux et à la pression sur les équipes RH, les outils traditionnels montrent leurs limites. En 2026, Workday accélère cette transformation en élargissant fortement l’automatisation du sourcing sur sa plateforme, une évolution qui modifie la manière dont les entreprises identifient, qualifient et approchent les talents.
Ce mouvement ne se résume pas à un simple ajout d’options. Il traduit une volonté claire de réduire les tâches répétitives, de fiabiliser les processus et de permettre aux recruteurs de se concentrer sur des actions à plus forte valeur humaine. Une orientation qui répond à des attentes de plus en plus fortes du côté des directions RH comme des managers opérationnels.
Le sourcing est devenu l’un des points de blocage majeurs du recrutement. Identifier les bons profils, au bon moment, sur les bons canaux, demande aujourd’hui une énergie considérable. En élargissant l’automatisation sur ce volet, Workday cherche à réduire le décalage entre besoins réels et talents disponibles.
La plateforme s’appuie désormais sur des mécanismes avancés de corrélation entre données internes, historiques de recrutement et signaux issus des viviers existants. Cette approche permet de remonter des profils parfois oubliés, déjà présents dans les bases, mais jamais réellement exploités.
Selon des chiffres communiqués par des entreprises utilisatrices début 2026, jusqu’à 30 pour cent des recrutements finalisés proviennent désormais de talents déjà référencés, contre moins de 18 pour cent auparavant.
Avec l’élargissement des capacités d’automatisation, le sourcing ne repose plus uniquement sur des recherches manuelles ou des filtres statiques. Workday introduit des mécanismes capables d’analyser des parcours complets, en tenant compte de la progression, des compétences transférables et des trajectoires professionnelles.
Cette lecture plus globale permet de dépasser les intitulés de postes ou les mots clés stricts. Les profils atypiques, souvent écartés dans des recherches classiques, gagnent en visibilité. Pour les recruteurs, cela signifie un élargissement du champ des possibles sans augmentation du temps passé à chercher.
Les données internes montrent que le nombre de profils examinés par poste augmente de 25 à 40 pour cent, tout en réduisant le temps moyen de qualification initiale.
A LIRE AUSSI Le télétravail recule dans certaines grandes entreprises françaises
Un autre levier majeur de cette évolution concerne la centralisation des informations. Workday agrège désormais un volume plus large de données liées aux candidatures passées, aux mobilités internes et aux interactions précédentes avec les talents.
Cette accumulation permet de contextualiser chaque profil. Un candidat n’est plus évalué uniquement sur son CV, mais sur l’ensemble de son historique avec l’entreprise. Cela limite les redondances, évite les oublis et renforce la cohérence des décisions prises par les équipes RH.
En 2026, les entreprises utilisant ces capacités avancées observent une baisse moyenne de 20 pour cent des doublons de candidatures et une meilleure traçabilité des échanges avec les talents.
Contrairement à certaines craintes, cette automatisation ne vise pas à remplacer les recruteurs. Elle redéfinit leur rôle. En déléguant les tâches répétitives à la plateforme, les équipes peuvent consacrer davantage de temps à l’évaluation qualitative, aux échanges humains et à la relation candidat.
Cette évolution est particulièrement visible dans les grandes structures, où le volume de recrutements rendait le sourcing manuel difficilement soutenable. Les recruteurs deviennent des orchestrateurs de processus, capables de piloter des flux plutôt que de les subir.
Une enquête menée auprès de responsables RH utilisateurs de Workday indique que près de 58 pour cent estiment avoir retrouvé du temps pour des entretiens approfondis, un indicateur fort de cette transformation.
L’élargissement de l’automatisation ne concerne pas uniquement les équipes RH. Les managers bénéficient également d’une meilleure visibilité sur les profils potentiels. Workday facilite l’accès à des viviers pré qualifiés, alignés sur les besoins opérationnels réels.
Cette transparence améliore la collaboration entre RH et équipes métiers. Les attentes sont mieux partagées, les ajustements plus rapides, et les décisions moins déconnectées du terrain. Le sourcing cesse d’être une boîte noire pour devenir un processus lisible et partagé.
Dans les organisations ayant activé ces modules avancés, le délai moyen de validation d’un profil par un manager diminue d’environ 22 pour cent.
Les marchés de l’emploi se fragmentent. Les parcours se diversifient. Les compétences évoluent plus vite que les intitulés de postes. Dans ce contexte, les approches traditionnelles montrent leurs limites. Workday adapte sa plateforme à cette réalité en proposant une lecture plus fine des profils et des besoins.
Cette capacité à intégrer des données variées permet de mieux anticiper les recrutements futurs, en identifiant des correspondances potentielles avant même l’ouverture officielle d’un poste. Le sourcing devient ainsi plus anticipatif, moins réactif.
Les entreprises les plus avancées dans l’utilisation de ces outils déclarent une réduction de 15 à 20 pour cent du temps global de recrutement, sans augmentation des coûts.