Que se passe-t-il pour un salarié en CDI lors d’une liquidation judiciaire ?

Que se passe-t-il pour un salarié en CDI lors d’une liquidation judiciaire ?

Lorsqu’une entreprise fait l’objet d’une liquidation judiciaire, les salariés en CDI sont directement concernés. Comprendre leurs droits, le processus de licenciement et les indemnités associées est crucial pour sécuriser leur situation et anticiper la transition vers un nouvel emploi.

Quand le CDI est impacté par la liquidation ?

Un salarié en CDI n’est pas protégé de la cessation d’activité : la liquidation judiciaire entraîne automatiquement la fin de tous les contrats. La procédure est décidée par le tribunal après vérification que l’entreprise est en incapacité de payer ses dettes. Dès l’ouverture du dossier, un administrateur ou liquidateur judiciaire est nommé pour gérer la situation, y compris le licenciement des salariés.

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Cette étape marque le début du processus officiel de rupture du contrat et déclenche les droits liés au licenciement économique.

Le rôle de l’administrateur ou liquidateur judiciaire

L’administrateur judiciaire organise la rupture des contrats et le versement des indemnités. Il établit la liste des salariés concernés, calcule les créances salariales et coordonne avec l’AGS pour sécuriser les paiements si l’entreprise est insolvable.

Le salarié reçoit une notification officielle de licenciement précisant la date effective de fin de contrat et le montant de l’indemnité légale à percevoir.

Les indemnités légales et complémentaires

Un salarié en CDI touchera :

  • L’indemnité légale de licenciement, calculée selon l’ancienneté et le salaire de référence.
  • Les salaires impayés et primes éventuelles.
  • Les congés payés non pris, qui doivent être indemnisés.

Si l’entreprise est insolvable, l’AGS intervient pour couvrir ces montants, garantissant que les salariés reçoivent leurs droits malgré l’absence de fonds disponibles dans l’entreprise.

Les démarches pour sécuriser ses droits

Pour recevoir ses indemnités, le salarié en CDI doit :

  1. Vérifier la notification de licenciement reçue de l’administrateur.
  2. Déclarer ses créances salariales auprès de l’AGS.
  3. Fournir les documents justificatifs : contrats, bulletins de salaire, attestations de primes.
  4. Suivre le calendrier de versement indiqué par l’administrateur et l’AGS.

Ces étapes permettent de sécuriser le paiement intégral et d’éviter les retards ou oublis.

Les particularités selon l’ancienneté et le poste

Le montant des indemnités dépend de :

  • L’ancienneté : plus l’ancienneté est importante, plus l’indemnité légale est élevée.
  • La rémunération : le calcul prend en compte le salaire brut et certains avantages réguliers.
  • Les primes et bonus : ceux-ci peuvent être intégrés dans le calcul si le contrat ou les accords d’entreprise le prévoient.

Chaque situation doit être évaluée pour garantir que le salarié perçoit la somme complète à laquelle il a droit.

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Comment anticiper la transition professionnelle ?

La liquidation judiciaire marque la fin du contrat, mais plusieurs dispositifs existent pour aider le salarié à retrouver un emploi :

  • Inscription à Pôle emploi pour percevoir les allocations chômage.
  • Utilisation du certificat de travail et de l’attestation employeur pour faciliter les démarches.
  • Accès à des formations financées ou au conseil en reconversion professionnelle.

Ces mesures permettent de sécuriser la période après le licenciement et de préparer une nouvelle étape professionnelle.


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