Le métier de chasseur de tête intrigue souvent, notamment pour ses rémunérations potentiellement très élevées. Mais la réalité dépend de nombreux facteurs : type de cabinet, secteur d’activité, niveau d’expérience, portefeuille clients et rémunération variable. Atteindre 7 000 € mensuels est possible, mais ce n’est pas la norme pour tous les professionnels du recrutement.
Contrairement à un recruteur interne salarié d’une entreprise, le chasseur de tête travaille généralement dans un cabinet de recrutement ou à son compte. Sa rémunération est composée de deux parties :
Dans certains cabinets, la commission peut représenter 20 à 30 % du salaire annuel brut du candidat recruté, facturée à l’entreprise cliente. Une seule mission réussie sur un poste de cadre supérieur peut ainsi générer plusieurs milliers d’euros de revenus pour le consultant.
Le seuil des 7 000 € par mois est atteignable mais dépend de plusieurs conditions :
Un junior démarre généralement avec un salaire fixe autour de 2 000 à 2 500 € par mois, auxquels s’ajoutent les premières commissions. Les revenus totaux tournent souvent entre 30 000 et 40 000 € par an en début de carrière.
Un senior ou directeur de cabinet, lui, peut dépasser 80 000 € voire 100 000 € par an, notamment dans les secteurs où la concurrence est forte et où les entreprises sont prêtes à payer cher pour trouver des talents rares. C’est dans ce cas que les revenus mensuels avoisinent ou dépassent 7 000 €.
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Même si le potentiel de rémunération est élevé, le métier de chasseur de tête reste exigeant. La pression sur les résultats est forte : il faut trouver rapidement les bons profils, convaincre les candidats de changer d’entreprise et satisfaire les clients.
De plus, les revenus peuvent être irréguliers : un mois avec plusieurs placements réussis peut rapporter beaucoup, mais un trimestre plus calme réduit significativement les commissions.