De plus en plus d’entreprises cherchent à diversifier leurs effectifs pour stimuler l’innovation, mieux représenter leurs clients et créer un environnement de travail plus équitable. Mais le recrutement inclusif ne s’improvise pas : il repose sur une approche volontaire et cohérente, depuis la rédaction des offres d’emploi jusqu’à l’intégration des nouvelles recrues.
La première barrière à la diversité se situe souvent dans la formulation des annonces. Un vocabulaire trop orienté peut décourager certains candidats, qu’il s’agisse de jeunes diplômés, de personnes en reconversion ou encore de profils issus de minorités.
Utiliser des termes neutres, valoriser les compétences plutôt que le parcours académique et préciser l’ouverture à des expériences variées permet d’élargir considérablement le vivier de candidatures.
Lors d’un entretien d’embauche, chaque détail compte, même du sel ou du poivre posé sur la table. On vous explique en quoi ça consiste, et comment le réussir.
Lire l'articlePublier uniquement sur les grands sites de recrutement limite la portée des annonces. Les entreprises qui veulent diversifier leurs équipes doivent explorer d’autres relais : associations spécialisées dans l’insertion professionnelle, réseaux locaux, écoles moins représentées ou plateformes dédiées à certains publics (handicap, seniors, jeunes sans diplôme, etc.).
Multiplier les points de contact permet de toucher des profils qui ne se manifesteraient pas par les canaux classiques.
Même avec une stratégie inclusive affichée, les biais inconscients persistent lors des entretiens. Une formation des recruteurs et des managers aide à prendre du recul sur leurs habitudes d’évaluation :
Cette étape est essentielle pour que la démarche inclusive ne reste pas théorique.
Diversifier ses équipes passe aussi par des modes d’évaluation alternatifs. Les entretiens classiques peuvent désavantager certains profils. Mettre en place des mises en situation, des tests pratiques ou des entretiens collectifs offre une meilleure vision des compétences réelles et réduit les biais liés à la présentation ou à la personnalité.
Un recrutement inclusif n’a de sens que si l’intégration et la carrière des nouvelles recrues suivent la même logique. Cela implique de :
Sans cet effort, la diversité risque de rester superficielle et de ne pas durer.
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Enfin, la diversification des équipes demande un suivi régulier. Les entreprises peuvent mettre en place des indicateurs simples : évolution de la représentativité, taux de fidélisation, satisfaction des collaborateurs.
Ces données ne servent pas seulement à vérifier l’efficacité du recrutement inclusif, mais aussi à ajuster en continu les actions menées.