L’impact du Covid-19 sur les leaders de la Tech (Google, Facebook, Uber…)

le 29 mai 2020 0 commentaire Publié par
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La pandémie du Covid-19 a eu un impact terrible sur l’économie mondiale dans de nombreux secteurs d’activité. La puissance de cet impact se traduit notamment à travers les mesures prises par des grandes entreprises en bonne santé. A titre d’exemple, les leaders de la Tech comme Google, Facebook, Uber, Twitter, Airbnb ou encore TripAdvisor ont dû s’adapter et prendre des mesures parfois drastiques mettant en péril de nombreux salariés. Découvrons l’impact de cette crise sanitaire liée au Covid-19 sur ses géants de la Tech.

Google a proposé à ses salariés de télétravailler jusqu’en 2021

Parmi les leaders de la Tech, Google a pris certaines mesures sanitaires pour protéger ses salariés à l’image du télétravail. Déjà fin avril, Google souhaitait prolonger le télétravail aux salariés jusqu’au 1er juin afin de préparer un retour mesuré. Par la suite, durant une assemblée générale à distance, le PDG de la firme américaine Sundar Pichai a finalement annoncé que les salariés de Google seront placés en télétravail jusqu’à la fin de l’année 2020 et cela même si la situation permet une réouverture des bureaux du géant américain à l’été ou la rentrée 2020.

Toutefois, cette mesure reste flexible pour les salariés dont le travail nécessite une présence dans les locaux. Ceux-là pourront retourner au bureau à partir du mois de juin, en respectant des mesures de sécurité renforcées.

Facebook, après avoir décrété le télétravail jusqu’à 2021, veut généraliser le télétravail : 1 salarié sur 2 serait en remote d’ici 5 ans

Concernant Facebook, le télétravail a également été mis en place avec un retour progressif dans les locaux à partir du 6 juillet 2020 tout en offrant la possibilité aux salariés Facebook de rester en télétravail jusqu’en 2021.

La mise en place inédite d’un télétravail total durant cette crise sanitaire a obligé Facebook à s’adapter rapidement au télétravail pour que les salariés puissent travailler dans de bonnes conditions. Par conséquent, Mark Zuckerberg a récemment annoncé que le télétravail allait être une pratique beaucoup plus présente dans les années à venir avec environ 50% des salariés en remote d’ici 5 ans à 10 ans. Selon le PDG de Facebook, « en conjuguant la demande de travail à distance croissante et le recrutement à distance en plein développement », ceci est possible progressivement dans les prochaines années.

Cette volonté de généraliser le télétravail se traduit également par un recrutement à distance. En effet, Facebook a prévu de renforcer les 45 0000 salariés dans le monde fin 2019 en recrutant 10 000 talents à distance notamment aux États-Unis et au Canada pour débuter. L’objectif est d’accélérer le développement de nouvelles offres adaptées aux mesures de distanciation sociale suite à la pandémie du Coronavirus. Grâce à cette mesure de recrutement à distance, Mark Zuckerberg souhaite étendre sa capacité de recrutement en pouvant dénicher des talents hors des grandes villes.

Pour mener à bien, cette campagne de recrutement à distance, Facebook met en place des centres de travail à distance à Atlanta, Dallas et Denver afin de pouvoir recruter des personnes plus ou moins proches de ces centres ou des bureaux (Philadelphie, Portland, Pittsburgh, San Diego, …). Enfin, il reste pour Facebook, à déterminer les fonctions les plus adaptées à ce travail à distance pour s’organiser au mieux.

Twitter va proposer le télétravail à vie à certains de ses collaborateurs !

A l’image de Facebook, Twitter partage cette volonté d’intégrer pleinement le télétravail après cette crise sanitaire suite au Covid-19. Le PDG de Twitter Jack Dorsey, a décidé d’offrir la possibilité aux 4 900 salariés de travailler en remote même après la crise sanitaire sans obligation de retour et de façon permanente. Le réseau social à l’oiseau bleu est le premier des leaders de la Tech à prendre des mesures aussi fortes au sujet du télétravail.

L’objectif n’est pas de vider les locaux à travers le monde (New York, Paris et Toronto). Les salariés qui ont besoin d’être présent sur place (maintenance technique, …) et ceux qui n’adhèrent pas au télétravail pourront bien évidemment venir au bureau, dès lors que Twitter rendra cela possible, en prenant des précautions supplémentaires. A noter que durant le confinement en France, 76% des français était mal à l’aise en télétravail chez eux et regrettaient leur bureau.

Pour le moment avec cette crise sanitaire encore d’actualité, Twitter continue d’être ferme pour éviter la propagation du virus. Le géant américain a tout de même officiellement fermé ses bureaux jusqu’en septembre (sauf cas très exceptionnel nécessitant une présence) et que leur réouverture se déroulera petit à petit. D’ailleurs, le groupe a gracieusement permis aux salariés de se faire rembourser l’achat de tout matériel destiné au télétravail, à hauteur de 1 000 dollars. Enfin, Twitter a logiquement annulé tous les voyages professionnels et évènements physiques prévus en 2020 à l’image des nombreux évènements de la Tech annulés ou reportés.

Uber a licencié près d’1/4 de ses salariés dans le monde : les chauffeurs de l’application ne sont pas considérés comme employés

La gestion de la crise sanitaire chez Uber a fait beaucoup de bruits, étant donné les mesures inédites et drastiques qui ont été prises. Pour faire face au déficit lié aux différents confinements à travers le monde, le leader mondial des VTC a mis en place un plan de secours à travers la réduction des dépenses en dehors du cœur de métier et en licenciant 1/4 des salariés à l’échelle mondiale. En effet, Uber a constaté en avril, la diminution de 80% du nombre de courses à cause de l’absence de déplacements en confinement. Et cela, même malgré les mesures sanitaires imposées pour rassurer les clients (obligation du port du masque, distanciation sociale, …).

Selon l’AFP, Dara Khosrowshahi directeur général d’Uber explique qu’en raison de l’impact du Covid-19 et « la nature imprévisible de toute reprise éventuelle », les efforts sont concentrés sur les « principales plateformes de mobilité et de livraison » (à savoir le service de transport aux passagers et la livraison de nourriture via Uber Eats), tout en réajustant l’entreprise pour qu’elle s’adapte « aux réalités de l’activité ».  Par conséquent, Uber a pris la décision de fermer une quarantaine de bureaux dans le monde, et de mettre de côté son laboratoire dédié à l’intelligence artificielle et son incubateur de projets, notamment pour se concentrer sur d’autres solutions stratégiques comme Uber Works (service de mise en relation entre entreprises et travailleurs).

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Parmi les autres grandes mesures prises par Uber, il y a le licenciement début mai de 3 700 salariés à travers le monde, avant 3 000 licenciements supplémentaires. Ces licenciements ne concernent pas les chauffeurs qui ne sont pas salariés Uber car il travaillent en tant qu’auto-entrepreneur. Malheureusement pour l’entreprise, la forme de ces licenciements a créé un bad-buzz. En effet, le lundi 18 mai, Uber a réalisé un appel via l’application Zoom avec 3 500 salariés pour que la directrice du service clientèle Ruffin Chevaleau annonce en quelques minutes, leur licenciement sans préavis.

Airbnb a annoncé le licenciement de 25% de ses effectifs soit 1 900 salariés

En termes de licenciement, la crise sanitaire liée au Covid-19 a marqué de son empreinte le géant Airbnb qui a annoncé le licenciement de près de 1 900 salariés dans le monde. Le leader dans la location de logement entre particuliers est terriblement impacté par la crise tout comme le secteur du e-tourisme. D’ailleurs le co-fondateur, d’Airbnb Brian Chesky, a déclaré que cette crise était la plus douloureuse de l’histoire du groupe.

Cette vague de licenciements s’explique notamment par la prévision d’un chiffre d’affaires annuel deux fois moins important qu’en 2019 malgré la récente levée de fonds de deux milliards de dollars et la réduction globale des coûts dans de nombreux secteurs. Surtout que, selon CNBC, l’entreprise doit rembourser tous les clients, contraints d’annuler leur voyage, et a dû mettre de côté 250 millions de dollars pour rembourser les hôtes.

Enfin, pour faire face à cet impact, Airbnb va mettre en pause les investissements dans sa division transports et le projet « Airbnb Studios », et va réduire ceux dans d’autres projets d’intégration d’hôtels et de propriétés de luxe pour son offre.

TripAdvisor, lourdement affecté par l’impact du coronavirus sur le secteur du tourisme, licencie 25% de ses employés

Pour finir, TripAdvisor a également été très impacté par la crise du Covid-19 tout comme le secteur du tourisme suite aux fermetures des frontières qui ont annulé les nombreux projets de voyage. Déjà dans une situation plus ou moins compliquée avant la crise, celle-ci vient mettre un coup de massue sur l’entreprise. Ainsi, le PDG et co-fondateur de TripAdvisor Steve Kaufer, a annoncé dans une lettre ouverte, les difficultés financières menant au licenciement de 900 salariés dont 600 en Amérique ou Canada et 300 autres à travers le monde, soit 25% de l’effectif total.

Ces licenciements s’intègrent dans un plan d’urgence en 3 parties :

– La suppression des dépenses non indispensable à l’activité ;
– La séparation des employés travaillant pour La Fourchette ou The Fork (la marque anglophone), qui appartiennent à la société TripAdvisor ;
– Le licenciement des 900 salariés.

Malgré tout, TripAdvisor a mis en place un plan d’accompagner pour les salariés licenciés à travers une compensation financière et un soutien pour les aider à retrouver un emploi rapidement. Enfin, TripAdvisor a décidé de fermer définitivement deux de ses sites, à savoir celui de San Francisco et un autre à Boston pour réduire les dépenses de l’entreprise.

Pour conclure, l’impact du Covid-19 sur ces leaders de la Tech nous permet de constater l’ampleur de cette crise sanitaire à l’échelle internationale. Il est important pour ces entreprises de remonter la pente à travers les plans d’urgence mis en place.

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